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La région du Sahel inclut 5.4 million km² de terres partagées entre 9 pays (Burkina Faso, Cap Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad). Elle comprend 58 millions d’habitants, majoritairement des petits producteurs familiaux dépendant de l’agriculture pluviale et de l’élevage pour leurs moyens d’existence. Ceux-ci mettent en valeur des sols fragiles présentant un potentiel contrasté pour la production agricole, en relation notamment avec le degré d’aridité du système considéré, leur niveau de dégradation ainsi que la faisabilité d’une maîtrise de l’eau.

D’une façon générale, les producteurs du Sahel opèrent dans un environnement caractérisé par une forte pauvreté, une pression anthropique élevée, des infrastructures déficientes et un faible niveau de développement technique. Ils font aussi face à une extrême variabilité spatio-temporelle des précipitations, à la fois en terme de quantité et de distribution.

Ceci rend les systèmes alimentaires extrêmement vulnérables face au climat. La sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations du Sahel est très précaire. On estime à 40% la proportion de la population souffrant de malnutrition chronique. L’insécurité alimentaire touche plus particulièrement les populations vulnérables (femmes, enfants, etc.). Elle concerne aussi bien l’accessibilité que la disponibilité des denrées alimentaires.

Dans ce contexte, les mutations socioéconomiques (insécurité, accroissement démographique) et environnementales en cours (changement climatique) constituent autant de défis à relever pour réduire le niveau de pauvreté et renforcer la résilience des communautés rurales.

L’évolution observée du climat au Sahel depuis les années 70 se caractérise par une variabilité accrue des précipitations et une augmentation des températures. Il a également été observé une recrudescence de fortes pluies génératrices de catastrophes (inondations). Les projections du GIEC tendent à indiquer que les évènements climatiques extrêmes deviendront de plus en plus fréquents dans les décennies à venir, pouvant entraîner famines, épidémies, migrations de grande ampleur, conflits régionaux et accès limité à l’eau potable. 

Face à ces éléments, la connaissance et le pilotage des agroécosystèmes (préservation du capital naturel, restauration de la fertilité des sols, valorisation des services écosystémiques) dans une perspective d’intensification écologique revêtent une importance cruciale pour renforcer la résilience des populations face au climat, notamment en prévenant et en atténuant l’impact (sur les populations, sur leurs activités agricoles et pastorales ainsi que sur les infrastructures) de la variabilité et du changement climatique, incluant les phénomènes climatiques extrêmes.

Renforcer la résilience des populations face au climat nécessite la conception de nouvelles réponses, nécessairement concertées et intégratives. Construire et mettre en œuvre de telles réponses avec et pour les populations suppose un investissement pluridisciplinaire de la communauté scientifique au service du développement du Sahel.
C’est dans cette perspective que se place la SFR RACINES.

 

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Université Abdou Moumouni 

Niamey - Niger.

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